The “Bogus” Refugee: Roma Asylum Claimants and Discourses of Fraud in Canada’s Bill C-31

Petra Molnar Diop

Abstract


The passage of Bill C-31 into Canadian law in June 2012 is part of a discourse created around refugees by the current Government of Canada. Refugees are divided into “good and proper” refugees who live in camps abroad, and the “ fraudulent and bogus” refugees who claim asylum at the Canadian border. The new act, Bill C-31 or Protecting Canada’s Immigration System Act, is analyzed with respect to changes that will result in the systematic exclusion of certain groups of asylum seekers from Canada, based on these discourses of “bogus” and “fraud,” even though these groups may include genuine refugees. Drawing on the case of Czech Roma refugee claimants who come to Canada from Europe, this article shows how the Roma come to stand for the perfect “bogus” refugee — a person who wants to cheat the benevolent Canadian system without having grounds for a successful refugee status application. A critical look at the legislation provides new insights into the relations between governmentality and the regimes of citizenship, with the state performing its power in increasingly spectacular ways. Refugees act as the abject Other that legitimizes, legalizes, and reaffirms such state interventions.

 

L’adoption du projet de loi C-31 en juin 2012 fait partie d’un discours créé par le gouvernement actuel du Canada autourdesréfugiés. Ceux-cisontdivisésen «bonsetjustes» réfugiés qui vivent dans des camps à l’étranger et réfugiés «bidon et frauduleux» qui demandent l’asile à la frontière canadienne. La nouvelle loi, le projet de loi C-31 ou Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada, est analysée en fonction de changements qui se traduiront par l’exclusion systématique du Canada de certains groupes de demandeurs d’asile, sur la base de ces notions de «bidon» et «fraude», même si ces groupes peuvent comprendre de véritables réfugiés. S’appuyant sur le cas de demandeurs d’asile roms tchèques venus d’Europe au Canada, cet article montre comment les Roms en viennent à incarner le réfugié «bidon» idéal — quelqu’un qui veut abuser de la bien-veillance du système canadien en déposant une demande de statut de réfugié sans fondement. Un regard critique sur le projet de loi apporte un nouvel éclairage sur les relations entre la gouvernementalité et les régimes de citoyenneté, où l’état exerce son pouvoir de façon de plus en plus spectaculaire. Le réfugié tient lieu d’Autre abject qui légitime, légalise, et réaffirme les interventions de l’État.


Full Text:

PDF


......